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Répartition modale
La mobilité se caractérise par le nombre de kilomètres parcourus et leur répartition entre les différents modes de transport: La répartition dite modale.
La répartition modale et les distances parcourues quotidiennement varient considérablement en fonction du domicile, comme le montre une étude spécialisée fondée sur le Microrecensement 2000 sur le comportement de la population en matière de transports en Suisse, qui est publié par ARE sous forme de dossier.
Distances parcourues en moyenne par personne et par jour (en kilomètres) selon le mode de transport et le type d'espace:
Ainsi, la moyenne suisse des distances parcourues quotidiennement est de 37 kilomètres, mais avec leurs 30 kilomètres, les habitants des centres urbains se déplacent beaucoup moins loin que ceux des périphéries urbaines, qui font chaque jour 53 kilomètres. Les personnes qui vivent dans les régions rurales font un usage particulièrement fréquent de la voiture privée et empruntent rarement les transports en commun. En revanche, elles se déplacent environ deux fois moins en avion que les habitants des périphéries urbaines.
Zurich est la ville qui génère le plus de trafic, Bâle fonctionne autrement, Lausanne préfère la voiture privée
Les différences entre centres urbains et entre périphéries urbaines surprennent davantage que les disparités entre villes et campagne. Les Zurichois, notamment, avec plus de 50 kilomètres par jour, se situent au-dessus de la moyenne, et devancent surtout la seconde ville de Suisse, Bâle, où la distance parcourue n'est que de 30 kilomètres. L'examen de la répartition entre les différents modes de transport rend cette différence encore plus instructive: à Bâle, la moitié des distances parcourues sont effectuées en tram, en bus ou par des moyens de locomotion douce (à bicyclette ou à pied), tandis qu'à Lausanne, ces moyens ne constituent que 20 pour cent des distances parcourues.
Des programmes d'agglomérations pour exploiter pleinement le potentiel des transports publics
L'étude montre que dans de nombreuses villes et agglomérations, il existe un grand potentiel pour infléchir la répartition modale en faveur des transports publics et de la mobilité douce. Ce potentiel permettrait d'aménager le trafic de manière plus conforme aux objectifs du développement durable, c'est-à-dire de mieux harmoniser les impératifs économiques, écologiques et sociaux.
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